Chiffres-clés sur l’économie bruxelloise

Proposé par Ibram Nobels
21 Septembre 2017
Chiffres-clés sur l’économie bruxelloise
Bruxelles Environnement
Le Panorama de l’économie bruxelloise réalisé par le 1819 et impulse.brussels rassemble une mine d’informations sur la population, le marché du travail, l’activité économique et l’entrepreneuriat dans la Région de Bruxelles-Capitale...

Ralentissement de la croissance de la population bruxelloise

En 10 ans, la population bruxelloise a crû de 16% : la Région de Bruxelles-Capitale compte ainsi 172.800 habitants de plus qu’en 2007. Cette croissance s’est toutefois ralentie ces dernières années : alors que le nombre d’habitants augmentait de 10% entre 2007 et 2012, la croissance s’est élevée à 5% entre 2012 et 2017. Au 1er janvier de cette année, la population bruxelloise comptait 1.191.604 habitants.

Un taux de chômage en baissea

Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) à Bruxelles a retrouvé les niveaux observés avant la crise économique et financière : on dénombrait ainsi 97.820 DEI en 2016, un nombre proche du nombre de DEI enregistré 10 ans auparavant (97.099), alors qu’en 2014 le nombre moyen de DEI s’élevait encore à 110.336 unités ! Amorcée en 2015 (-6%), la régression du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés s’est poursuivieen 2016 (-5%). Ce recul concerne cependant les DEI de moins de 25 ans et les DEI de 25 à 49 ans (-29% et -11% ces 5 dernières années). De leur côté, les DEI plus âgés (50 ans et plus) sont plus nombreux en 2016 que 5 ans plus tôt (+16%). Parmi les DEI, on observe en outre une proportion importante de demandeurs d’emploi de longue durée : 48% sont inoccupés depuis au minimum 2 ans et près d’un quart n’exercent pas d’emploi depuis 5 ans minimum (24%).

Croissance du nombre d’emplois à Bruxelles

La Région de Bruxelles-Capitale abrite 15% des travailleurs de la Belgique. En 5 ans, le nombre de personnes occupées dans la région bruxelloise a progressé de 2,5%, un pourcentage semblable au pourcentage observé à l’échelle de la Belgique (+2,8%). Le nombre d’emplois sous statut indépendant a cependant enregistré une croissance 14x plus importante que le nombre d’emplois salariés à Bruxelles. Les deux secteurs portant cette forte progression du nombre d’indépendants sont d’une part, le secteur des activités juridiques et comptables, des sièges sociaux et conseil de gestion, des activités d’architecture et d’ingénierie et des activités de contrôle et analyses techniques (+17% en 5 ans), et d’autre part, le secteur de la construction (+ 64%). Derrière ce dernier chiffre se cache cependant bon nombre de faux indépendants. La Région de Bruxelles-Capitale compte en outre une proportion relativement plus grande d’indépendants dans ce secteur que les autres régions  - 36% des personnes occupées dans le secteur de la construction sont indépendantes à titre principal à Bruxelles contre 23 à 25% dans les autres régions -, le recours frauduleux à ce statut apparaît encore plus répandu à Bruxelles qu’en RF ou RW.

Une dynamique entrepreneuriale relativement faible en Belgique

La Belgique se situe dans le bas du tableau en termes de dynamisme entrepreneurial : avec un taux d’activité entrepreneuriale de 6,2%, elle occupait la 18ième place des pays de l’UE (25 pays) en 2015. Si l’Allemagne et la France enregistraient des pourcentages plus faibles (4,7% et 5,3% respectivement), le Royaume-Uni et les Pays-Bas présentaient de meilleurs taux que la Belgique (6,9% et 7,2% respectivement). Les statistiques relatives au taux de création d’entreprises d’Eurostat sont également peu réjouissantes : en 2012, 2013 et 2014, la Belgique présentait le taux de création dans l’économie marchande le plus faible de l’UE (6,2% contre 10,9% en moyenne pour l’UE en 2014).